Je crois franchement que vous n’avez pas bien compris cet article. Ou que vous le faites exprès (je penche plutôt pour ça d’ailleurs). Un peu comme il n’est pas nécessaire de posséder un perceuse pour percer un trou, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un lieu dédié pour organiser des spectacles. La MCB le fait depuis quelques années et ça ne se passe pas si mal que ça semble-t-il.
Le coté alarmiste de certains, pour des raisons électorales ou clientélistes est largement criticable. Je pense évidemment au PCF et particulièrement à Yannick Bedin puisque ce n’est pas le genre de la maison d’être faux-cul. Maintenant, dire cela n’est pas être contre la culture, ni contre la MCB. C’est juste être rationnel. Si il y a bien une chose dont on peut être sûr, c’est que les différents intervenants de ce site défendent la culture depuis bien longtemps et je ne doute pas qu’ils continueront à le faire. Mais la culture "officielle" que représente la MCB est criticable. Et une étude sociologique des spectateurs de la MCB n’aurait aucun mal à prouver que, malheureusment, celle-ci n’atteint pas tous ses objectifs. La MCB, c’est largement un entre-soit et cela ne touche malheureusement pas toutes les couches sociales de la population locale et régionale. Ce n’est pas pour cela qu’on doit y renoncer. Bien au contraire. Mais commencer par être objectif, rationnel et honnête pourrait permettre à cette vénérable institution de progresser.
Il faut juste se poser une question : si la MCB venait à disparaitre, qui en serait dérangé ? Pas grand monde si ce n’est les salariés de la MCB et le petit monde de la MCB. Cela ne veut pas dire que ce ne serait pas dommageable pour Bourges et pour ses habitants. La MCB est une chance pour Bourges, comprendre pour ses habitants. Mais il faut être réaliste, la MCB c’est un petit monde que la majorité des habitants de la région ignore...et peut-être inversement. On peut le regretter. Mais on peut surtout le constater.
Donc, cette histoire de Maison de la Culture à reconstruire alors qu’il existait un lieu largement suffisant et emblématique, il ne faut pas s’étonner qu’il laisse pas mal de berruyers au mieux indifférents. Cyrano pose un cadre de réflexion. Il sort de l’idéologie, il pose des questions, met en avant les évidences. Ce n’est pas qu’une histoire de gros sous, loin de là. C’est peut-être aussi une histoire d’efficacité des gros sous. Se concentrer sur le lieu, c’est peut-être passer outre le véritable objectif qui devrait être l’accès à la culture au plus grand nombre.
Le lieu n’est pas tout. C’est un moyen pas un but. Et le but, ce doit être l’accès à la culture au plus grand nombre. Un culture populaire qui ne signifie pas pour autant une culture au rabais. Exercice compliqué, certes. Les mots ne font pas les résultats. Mais le lieu ne doit pas être considéré comme un fin en soit.
Merci à Cyrano pour l’ouverture de ce débat.