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Parcoursup - epujsv - 6 février 2018 à 16:39

"au nom d’un destin scolaire conçu comme écrit par avance" : comme par exemple aller vers l’alternance plutôt qu’à l’Université, une fois refoulé de la sélection de Parcoursup, ou bien avant dès le lycée.

Le gouvernement, les syndicats, les régions, le Medef, la CPME sont en discussion actuellement sur la réforme de la formation professionnelle à venir dont l’accent est mis sur l’alternance (apprentissage et contrat de professionnalisation), chère aux Minsitres Pénicaud, Vidal, Blanquer (ayant été lui-même directeur de l’Essec, école privée pratiquant l’alternance depuis 1993) ainsi qu’au Medef, CCI, CFA Régions, etc.... ; cela permet aux Régions de créer des CFA qui sont les établissements qui gèrent l’apprentissage et les contrat de professionnalisation avec les CCI, les Chambres des Métiers et artisanat etc.... et accessoirement avec l’Education Nationale et l’Enseignement supérieur (il existe des CFA d’universités publiques, comme par exemple celui de la Région Centre Val de Loire) , tout comme il existe également des CFA d’établissement privé, comme par exemple à l’Essec).

Les financements de l’alternance (par le biais de la taxe d’apprentissage, de financement de l’Etat, autres) sont difficilement compréhensibles pour qui n’est pas dans la spécialité : mais ce qui est facilement compréhensible c’est que déployer des formations en apprentissage ne coute pas un rond à l’établissement de formation puisque c’est la Région et le CFA qui financent ; par exemple, dans le cas du Collège de Paris- ECEMA, ses frais de scolarité sont gratuits (au lieu de 6000 euros ) si l’inscrit se trouve une formation en alternance : ce serait donc la Région Centre Val de Loire et le CFA (lequel ? celui de la CCI de Bourges ou celui des Universités Centre Val de Loire ? ) qui financerait l’alternance de cette école privée. Ainsi que l’entreprise qui "emploiera" donc la personne en apprentissage. Mais qui bénéficie d’exonérations sociales, etc... "pour l’inciter à prendre des personnes payées en apprentissage. " A savoir que les entreprises choisissent également les établissements de formations en alternance avec lesquelles elles veulent faire de l’apprentissage (et des contrats de professionnalisations, dont la certification est celle de l’entreprise et non un diplome de l’education nationale, enseignement supérieur, etc... contrairement aux formations en apprentissage)

Autre exemple : Madame Felix propose que pour maintenir une Licence Pro à l’IUT elle soit fiancée par l’alternance afin de ne pas faire débourser l’Université pour le maintien de la licence pro en question : "Enfin, nous proposons : – que cette licence soit maintenue en formation par alternance pour ne rien coûter (ou très peu) à une université que nous savons en très grande difficulté financière."

En somme, les réformes du lycée, du bac, parcoursup, et celle de la formation professionnelle sont forcément articulées les unes aux autres : pour le(s) gouvernement(s) et patronat il n’y a pas de destin scolaire écrit qui tienne sans formations par alternance, que ce soit dans le privé ou le public, le secondaire ou le supérieur. Voire peut-être dès la fin du collège jusqu’au delà de 26 ans.


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