Autre chose : P. Ludowsky dans le facebook public " vécu gilets jaunes", dans son interview du 26 décembre, déclare qu’elle a laissé en suspend sa boite de cosmétique depuis plus de 6 mois pour le mouvement. De quoi vit-elle ? Fly Rider, dans une de ses vidéos, sur son propre facebook public, déclare ne pas travailler non plus, pour le mouvement, et vivre d’aides des uns et des autres. Eric Drouet, travaillerait donc puisqu’on le voit dans son camion. Mais son employeur lui accorderait des arrangements pour lui libérer du temps pour ce mouvement. Comment se fait-il que ça n’interroge personne ? Dans la vraie vie, quand on se consacre à un mouvement social, sauf si on est du haut du gratin politique et syndical, l’employeur ne laisse pas de temps comme ça pour se libérer (sauf sur décharges réglementées) ; dans la vraie vie, quand on organise ou participe à un mouvement social, on ne peut pas se permettre d’abandonner son boulot. Ou alors c’est qu’on est en grève. Et au mieux des caisses de solidarités sont organisées.
Ceci dit, si on lit les proses des facebooks de ces leaders niant l’être, on remarque que des idées similaires s’organisent ou prétendent le faire : des pots communs d’internet sont présentés pour la solidarité envers des personnes hospitalisées suite à une manifestation violente, pour soutenir des frais de justice, le mouvement en lui-même etc.... Ils ont également pondu un manuel à destination des manifestants pour expliquer comment se défendre de la police, des arrestations, les recours juridiques, etc...
Ces obscurs leaders et initiateurs du mouvement calquent leurs méthodes sur des méthodes de toute organisation politique et syndicale lors d’un mouvement social dur. Et leur leader Eric Drouet a été arrêté à 2 reprises. Il sera jugé je ne sais plus quand : ils ont leur leader "injustement" arrêté et d’autres personnes inconnues qui font l’objet de poursuites judiciaires. Ainsi, ils peuvent se prétendre d’ une ligne d’opposants politiques et considérés comme tels par le gouvernement. C’est un récit qu’ils construisent. Une storytelling qui se raconte au fur et à mesure. Mais certainement pas improvisée. Elle veut faire croire à une situation d’urgence immédiate à se défendre. Ils crééent leur propre mythologie. Comme le fait de faire un discours devant le jeu de paume et d’utiliser à la fin de ce discours les mêmes termes que les députés du tiers état en 1793. Il est évident qu’il s’agit de bouffons, certes. Mais une grande place leur est accordée dans les médias. et pas que dans les médias crétins. Médiapart, par exemple, journal petit bourgeois intellectuel de gauche, sombre de plus en plus, non pas dans le rouge-brun, mais dans le vide sidéral de ces 3 clowns qui ont réussi à créer un mouvement rejoint et adulé par les gauches, dont leurs extrêmes. Ainsi que la sympathie de la part de la population. Comment se fait-il qu’aucun journal, responsable politique, syndical, personnalité culturelle, ne s’intéressent à ces 3 guignols qui ne travaillent pas ou "à temps partiel" et animent principalement les GJ. Quelle merde ont-ils dans les yeux ? ou quel regard veulent-ils qu’on ait sur ce mouvement ? Le spectacle qu’on nous en donne. Et, j’ose espérer que la fin de ce film est imminente et que l’épidémie de jaunisse se résorbe. Mais elle mériterait de plus amples explications de la part du monde journalistique, politique, syndical, intellectuel : qui en sont les auteurs, scénaristes, interprètes, figurants, dialoguistes, producteurs, financeurs, etc...? Pas trop la peine d’y croire. Le spectacle va continuer.