Ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est que la grève n’est pas affaire de statuts, mais signifie l’arrêt volontaire de travailler. Quiconque travaille peut faire grève, s’il arrête de travailler pour des motifs politiques ou sociaux (pas s’il arrête de bosser pour partir en vacances). Donc oui, les travailleurs indépendants, les petits patrons peuvent faire grève. Voilà. Vous venez de découvrir que le monde du travail est plus large que le monde des salariés. Si tous les salariés sont des travailleurs (enfin, en théorie), tous les travailleurs ne sont pas des salariés. Et c’est plutôt une bonne chose que les travailleurs salariés et les travailleurs non salariés se rencontrent, non ? Vous pensiez que le couvreur du coin, le chauffeur de taxi, le bistrotier à l’angle de la rue (s’il en reste ...), ou le transporteur à son compte étaient d’affreux capitalistes ? Même chez Lutte Ouvrière, on ne raisonne plus comme ça. ;-) Maintenant c’est vrai que cette classe sociale intermédiaire a eu plutôt tendance à identifier ses intérêts et ceux de la bourgeoisie. Mais avec le déclassement en cours, et le sentiment justifié qu’ils sont et resteront les grands perdants de la nouvelle partie qui se joue dans la mondialisation, ces alliances sont remises en cause. C’est l’un des enseignements du mouvement des gilets jaunes. Maintenant c’est aussi la petite bourgeoisie qui a été le fourrier du fascisme. Il faut le savoir aussi.
Une analyse marxiste "old school" sur un site mao où on ne lit pas que des sottises : la petite bourgeoisie et la crise générale du capitalisme. Mélenchon, Attac, les décroissants, les zadistes, les gilets jaunes ... and so on Tout le monde en prend pour son grade ! Trop drôle.