Je viens de lire le lien que vous avez mis : eh bien, je crois bien que c’est complètement ce que je pense du mouvement des GJ et de ses encenseurs. En mieux dit. Mieux expliqué. Mieux conscientisé. Par contre, là, où je suis larguée, c’est sur leur "Démocratie populaire". Bon, ce sont des stals revendiqués. . C’est peut-être pas non plus le truc que je préfère dans la vie. Mais , oui, je suis d’accord avec eux pour leurs explications. Depuis le moment où je l’ai pris en cours, je perçois ce mouvement comme ça. Et ça me gonfle qu’on veuille "m" ’ imposer une vision sensationnelle du truc. Je me suis toujours demandée si ce qui m’agace le plus, c’est ce mouvement en lui-même, ou ceux qui ce sont raccrochés à la charrette et qui veulent faire passer des vessies pour des lanternes. syndicats, partis, mouvement, de gauche. Mais par contre, j’en tire des enseignements que je n’avais pas forcément vraiment compris avant ce mouvement. Je ne pensais pas, pour certains de ces syndicats, qu’ils pouvaient aller jusque-là dans l’opportunisme que décrit bien l’article des marxistes-maoistes-staliniens. Là aussi, c’est bien la façon dont je l’ai, je crois, comprise.
Et quel bourrage de crânes que développe ce mouvement dans son intérieur et en dehors de lui. C’est impressionnant. Je crois que de ma petite vie je n’ai jamais vu un mouvement social qui a engendré à gauche autant de recherche de martèlement visant à l’unanimité générale. Et selon laquelle toute opposition ou ne serait-ce que critiques à ce mouvement serait en conséquence du camp des réactionnaires.
Pour revenir sur le sujet du droit de grève (qui n’est pas une liberté, mais un droit constitutionnel et du code du travail qui permet aux salariés et uniquement aux salariés de ne plus vendre leur force de travail à leur chef d’entreprise à un moment donné) il est probable que je dramatise. Mais le fait qu’un quidam tel que cet avocat qui invoque et appelle à la grève les chefs d’entreprise, commerçants, etc.... -ce qui est un oxymore- pourrait permettre que le droit de grève perde de toute sa signification réelle à l’avantage du patronat. Bon, je ne suis vraiment pas une spécialiste des Constitutions et je connais à peine celle sous laquelle la Ve République est. Mais je me rappelle que Gérard Filoche avait bien expliqué il y a maintenant bien des années, et je ne sais plus à quelle occasion, le risque que cela représente quand le patronat s’empare de la Constitution, dans un pays, quel qu’il soit : et dès qu’il s’en empare, c’est qu’on est dans le fascisme. Et le texte de ce jeune avocat, me pose donc un problème dans la mesure où il dénature le droit de grève. Il est avocat du droit du travail. Pour qui ? pour les prolétaires ou pour les patrons ?