"Donc, à vous suivre un cadre sup qui émarge à 7 000 euros par mois n’est pas un capitaliste, parce qu’il est un salarié, et un travailleur indépendant qui se dégage à peine un SMIC est un capitaliste parce qu’il est ... indépendant justement ? Et ne parlons pas de certains paysans qui n’arrivent même pas à se dégager un SMIC. Ou de ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler en étant certains qu’à la fin du mois, ils n’auront pas gagné de l’argent, mais grignoté davantage le patrimoine qui leur reste "
1) En effet, un salarié n’est pas un capitaliste de par le fait qu’il travaille pour quelqu’un qui détient un capital.
Mais, ce salarié qui émarge à 7000 euros par mois bénéficie des avantages du capitalisme de son entreprise, capitaliste. Il est content. Ensuite, il devient certainement un capitaliste parce que son salaire lui permet d’employer à son tour une femme de ménage, une nourrice, un jardinier, etc... parce que son fric il l’aura mis dans un porte-feuille d’actions. Et il enverra ses enfants dans une école capitaliste. Donc, oui, il est capitaliste de par sa situation sociale mais pas par sa situation de salarié. Il est éjectable à tout moment de sa boite capitaliste. Il est autant vulnérable qu’un prolo à ce niveau là. Il vend sa force de travail et quand le capital décide qu’il n’en a plus rien à foutre de la force de travail de ce salarié, il le jette comme une merde.
2) Pour ce qui est des professions libérales, agriculteurs, chefs d’entreprises, etc... dont vous expliquez les difficultés dont je suis bien consciente, rassurez-vous, ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ils sont devenus aussi pauvres et qu’ils bossent pour des clous. Je ne suis pas dans leurs comptabilité, fiscalité, etc... Et je suis donc dans l’incapacité de comprendre la réalité (non de leurs existences difficiles et épuisantes) pratique et concrète qu’ils perdent des sous à travailler. Je n’y connais strictement rien en compta, bénéfices, TVa etc... Mais je les crois. Je ne doute pas de la sincérité des indépendants en difficultés, voire grandes difficultés. Mais oui, si, ce sont des capitalistes malgré tout. Des capitalistes pauvres. Appauvris pour des raisons que je ne saisis pas intellectuellement et comptablement et fiscalement.
A partir du 5 février, collectivisation des moyens de production et à bas la propriété, parce que c’est c’est le vol ?