Sur les personnes contacts : dans la Méthodologie d’investigation des cas et personnes contacts (version du 7 mai) il y a des définitions des cas contacts selon plusieurs situations. Sont notamment considérés comme cas contacts à risques ) :
"Définition d’un contact :
En l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact :
– hygiaphone ou autre séparation physique (vitre) ;
– masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas ou le contact ;
– masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent porté par le cas et le contact,
"Contact à risque = Personne
– Ayant partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
– Ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades).
En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
– Ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
– Ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;
– Etant élève ou enseignant de la même classe scolaire (maternelle, primaire, secondaire, groupe de travaux dirigés à l’université).
Donc, si je comprends bien (?), concernant les enseignants, cette méthodologie datant de la sortie du confinement prévoyait l’absence de masques, quels qu’ils soient, en milieux scolaire, universitaire (et ailleurs). Mais c’est curieux que le masque chirurgical et le masque FFP2 soient mis sur le même pied d’égalité puisqu’il est dit : " en l’absence de masques chirurgical, FFP2, porté par le cas ou la personne contact".
C’est-à-dire que dans ces définitions, ne serait pas contact à risque une personne qui porte un masque chirurgical alors que le cas n’en porte pas. Bizarre, bizarre, puisque le masque chirurgical ne protège pas celui qui le porte (ou légèrement). Le masque chirurgical doit être portés à deux. (tandis que le FFP2 protège le porteur et son environnement). Tout comme le masque dit "grand public", en tissu. Et c’est bien d’ailleurs comme ça qu’on nous a vendus les tissus, en nous disant qu’ils avaient les mêmes fonctions qu’un chirurgical. Alors, faudrait savoir....
Donc, dans les dernières annonces du gouvernements pour les enseignants, ce serait donc en fait, si je comprends bien (?) de les enlever définitivement de la définition des cas contacts à risques. Considérant qu’à partir du moment où ils ont un masque chirurgical ou tissu, ils n’encourent aucun risque, ou négligeable. Alors que le dernier bulletin épidémiologique nationaldu 17 septembre dit dans ses analyses par classe d’âges ( page 6) : " En semaine 37, par rapport à la S36, le taux d’incidence a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation était plus importante chez les 75 ans et plus (+45%) et les 0-14 ans (+40%), que chez les 65-74 ans (+17%), chez les 45-64 ans (+16%) et chez les 15-44 ans (+1%) (Figure 6a).
Et j’ai lu sur les twitters de plusieurs médecins non médiatiques qu’il n’y a bien qu’en France qu’on considère que les enfants sont peu contagieux (ou en tous cas il n’y a pas consensus) : par la Société Française de Pédiatrie et le Haut Conseil à la Santé Publique. Celui-là même qui a réduit la liste des personnes vulnérables avec le gouvernement sans émettre d’avis.
Enfin, toujours est-il que quand on lit son dernier avis sur les milieux scolaires etc.... on comprend bien que c’est le masque en tissu (norme afnor) qui sera généralisé et non le masque chirurgical pour tous les professionnels de l’enseignement, péri scolaire etc.... Ben oui, faut bien écouler tout ce que les entreprises du tissu, de la mode, etc... ont fabriqué à fond lors de la pénurie de masques chirurgicaux (et FFP2). Et continuent certainement à fabriquer. Ca rapporte et ça les empêche de couler dans le cadre de la crise économique actuelle. L’Etat, collectivités, administrations, les achètent. Un bon marché. Il n’achète pas les masques chirurgicaux, ou s’il en a acheté, il ne compte plus le faire. Je suppose que ce qui arrive aux enseignants sur les masques est ce qui arrive l’ensemble de la fonction publique. Alors que tous les élus, hauts représentants des pouvoirs publics, quels qu’ils soient, portent des masques chirurgicaux. Pas des masques grand public Afnor.
Enfin, au delà des cas particuliers des enseignants qui sont en fait complètement évacués de la liste des cas contacts (à risques ou pas) , sauf erreur de ma part, non seulement il y a un gros problème bien reconnu dans les tests en France (les délais, le manque en moyens humains et en structures d’analyses des résultats) mais il me semble qu’il y a aussi des problèmes dans les définitions, méthodologie protocolaires nationales dans la recherche et l’évaluation des cas contacts et contacts à risques. D’où certainement de gros problèmes, des différences, dans le traçage (et donc de l’isolement, du test) d’une région à l’autre. D’une ARS à l’autre, d’une Sécu à l’autre, d’un médecin à l’autre. (sans parler aussi des moyens humains qu’ils manquent pour les enquêtes).