"Canicule : Santé publique France empêchée de déployer son dispositif de prévention
Anticipée et préparée par l’agence publique, la campagne destinée à informer la population sur l’épisode de fortes chaleurs précoces n’a jamais été diffusée. Une initiative empêchée par les services du premier ministre, qui ont préféré arrêter un « plan de résilience » au contenu toujours inconnu en conseil des ministres jeudi 28 mai.
Médiapart, 30 mai 2026
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"Depuis plusieurs semaines, Santé publique France est sous la surveillance de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), missionnée par le premier ministre pour économiser 300 millions d’euros d’ici à 2027 grâce à une « refonte de la stratégie et des moyens de communication de l’État ». SPF est dans le viseur.
« Ce qui se passe avec cette canicule, c’est un très bon exemple des conséquences de ce projet de démantèlement de l’agence, qui n’est justifié que par des éléments de langage et par aucun fait étayé. Nous serions une de ces agences inutiles, dispendieuses. C’est ce que ne cesse de répéter l’extrême droite », assène une agente interrogée par Mediapart.
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Au-delà de Santé publique France, d’autres agences sont elles aussi menacées : l’Ademe, l’Anses, l’Office français de la biodiversité, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema)… Une situation qui pousse les agent·es à s’organiser pour renforcer la mobilisation, déjà historique, au sein de SPF.
« La priorité, ça semble être de détruire ces agences qui ont pour mission de préparer la France au réchauffement climatique. C’est dramatique pour la santé publique. Cela fait dix ans qu’on le répète et qu’on propose des solutions, rarement mises en œuvre. On préfère aujourd’hui priver l’État de sa capacité à protéger la population », regrette l’épidémiologiste."