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Pour un référendum sur la réforme des retraites - Mister K - 18 novembre 2010 à 10:13

La proposition des parlementaires [c’est clair ?] est transmise au Conseil constitutionnel qui, après déclaration de sa conformité à la Constitution [c’est pas gagné], organise la collecte des pétitions des électeurs [ce n’est donc ni à Politis, ni à la Fase, ni Ségonase Royel de s’en charger] et, après vérification de leur nombre et de leur validité, les transmet au Parlement.

J’ai répondu à cela sur le message d’Eulalie. On peut voir qu’un bout du texte. Si on oublie le plus gros (les 4.4 millions de signatures nécessaires...), on biaise tout. Parce que si il suffisait de 184 parlementaires, en théorie, ça pourrait être très simple... Donc, même les données sont vraies, je trouve l’analyse fallacieuse.

Bref, comme on pouvait le supposer, pipeautage et brassage de vent que ces pétitions sauvages,

Je ne comprend pas le raisonnement. Je suis d’accord qu’une pétition en soit, ça ne change rien. Mais on l’a vu, défiler dans la rue aussi ça peut ne rien changer. Et puis voter non plus. Alors qu’est-ce qu’on fait ? La révolution ? Moi je veux bien, sauf que l’on va même avoir du mal à convaincre les rebelles d’occasion qui prônent le révolution...
Ma logique est la suivante : utiliser tous les moyens que le système permet pour s’exprimer. Il y a internet, les manifestations et la grève, l’article 11 de la constitution, le vote. Une fois que l’on a utilisé tous ces moyens du système, si la démocratie n’a pas joué, normalement, le système ne devrait pas pouvoir tenir longtemps. S’il n’est pas modifié, il finira tôt ou tard par exploser. Mais dire que tout sert à rien, ne rien tenter, ne rien proposer, ce n’est pas seulement défaitiste, c’est à mon avis contre-productif puisque cela pousse tout le monde à ne rien faire (puisque ça ne sert à rien) et tout le monde de se contenter de râler dans son coin.

mais pendant ce temps-là, on oublie un peu les responsabilités des responsables des grandes centrales syndicales et du Parti Socialiste dans l’échec pour faire reculer Sarkozy et sa contre-réforme des retraites. C’est pitoyable.

Pendant ce temps là, on n’oublie rien du tout. Une chose n’annule pas l’autre. Au contraire, en cumulant les actions, on augmente la pression sur le gouvernement (qui s’en fout) mais aussi sur l’opposition (et donc le PS). Et on évite surtout d’oublier le sujet des retraites. Parce qu’en ce moment, dans les grands médias, qui en parle encore des retraites, hein ?

Quand à la responsabilité des syndicats et du Parti Socialiste ou d’autres, il faut quand même être logique : ils ne sont pas au pouvoir donc, s’il ne sont pas écoutés par le gouvernement, sont impuissants. Alors, on pourrait dire que s’ils ne sont pas écoutés, c’est qu’ils sont mauvais. Mais entre autre, essayer de se faire écouter d’un gouvernement autiste, c’est impossible. Et à l’impossible, nul n’est tenu. Pour ce qui concerne les syndicats, on pourrait effectivement critiquer les moyens d’actions (grèves et manifestations trop espacées, pas assez radicales). Au PS, on pourrait reprocher ses 41.5 de cotisations foncièrement incompatible avec une retraite à 60 ans. Mais bon, qu’auraient-ils dû faire ces "braves gens" ?

En réalité, s’appuyer sur une ou des organisations en pensant qu’elles vont faire des miracles, c’est être irresponsable. En réalité, il faut se prendre en main individuellement et essayer d’agir collectivement (au sein des organisations ou pas d’ailleurs...). Faire pression sur les organisations en place, mais surtout contribuer à la mobilisation. Plus facile à dire qu’à faire. Pour l’instant, en 2010, nous n’en sommes pas capables semble-t-il. Mais les choses peuvent évoluer. Rien n’est jamais perdu.


#30202



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