Il n’est pas inutile de lire le texte du projet de loi, et il est dommage que les syndicats ne proposent sur leur site que leurs tracts.
Voici le texte : http://www.cjoint.com/doc/16_02/FBwkLVNRBDM_loielkhomri.pdf
On peut lire des choses du genre : "Art. 50. - L’exercice du droit de grève ne peut justifier la rupture du contrat de travail ni donner lieu à aucune sanction, sauf faute lourde imputable au salarié."
Donc, l’exercice du droit de grève n’est plus garanti ? Ou alors, on peut faire grève, mais sans faire de "faute lourde". Mais comment peut-on faire une faute si l’on n’est pas au travail ?
Le texte est truffé de ce genre d’ambiguïtés. Il paraît que l’objectif premier était de "simplifier" ...
Autre chose, sur le tract de la cégète locale destiné à la fonction publique, on mélange le problème de la négociation du point d’indice et le problème de la loi El Khomri. Cette façon de vouloir ratisser large et de mélanger tous les problèmes conduit au confusionnisme et empêche toute efficacité réelle. Il faudrait se donner un objectif, et s’y tenir, et aussi se doter d’une stratégie. Appeler au rassemblement sans appeler à la grève, égrainer les journées de grève sur des semaines ne produit qu’un résultat : l’échec. On épuise le mouvement au lieu d’amplifier sa dynamique. On a vu le résultat en 2003 et en 2010. Mais peut-être finalement est-ce voulu.