La privatisation tue les postes.
Ce constat, déjà évident à la lumière des « expériences » britannique, suédoise et néo-zélandaise, devient aveuglant avec la crise économique. La poste autrichienne, cotée en bourse depuis 2006, avait déjà fermé 1 000 bureaux. Elle vient d’annoncer la fermeture d’un tiers de ses guichets et la suppression de 9 000 emplois, soit plus d’un tiers de ses effectifs.
Quant au contre-modèle allemand, il continue de démontrer sa nocivité. L’expansionnisme international de la Deutsche Post se solde par de lourds revers, notamment aux Etats-Unis. Les postiers allemands paieront la facture à hauteur de 20 000 emplois. Malgré la dure leçon des faits, quelques voix s’obstinent encore, en France, à prôner la transformation de La Poste en société anonyme. Il est grand temps que la raison l’emporte sur la cécité intellectuelle et le déni des réalités.
Le constat qu’on peut faire en lisant cela c’est que si on voulait "tuer" la Poste , on ne s’y prendrait pas autrement.
Cordialement.